Les coulisses de l'Opéra Bastille

À l’occasion de la représentation de La Traviata et du cocktail dînatoire d’exception sur la scène de l’Opéra Bastille auquel vous êtes convié, nous vous proposons de revenir sur l’histoire et les particularités de cet opéra emblématique de Paris, tout en vous laissant porter par une playlist spécialement conçue pour vous immerger dans ses coulisses.

Un opéra aux dimensions exceptionnelles

Inauguré en 1989, l’Opéra Bastille est aujourd’hui la plus grande salle d’opéra d’Europe et le troisième plus grand bâtiment parisien devant le Louvre ! Son architecte, Carlos Ott, alors jeune lauréat d’un concours international, a été choisi pour porter ce projet ambitieux et symbolique.

Sa salle principale compte environ 2 700 places, soit une capacité bien supérieure à celle du Palais Garnier (environ 2 000 sièges), ce qui manifeste l’ambition monumentale et populaire du projet. Par ses dimensions, le bâtiment donne le vertige : une surface au sol large de quatre piscines olympiques, soit 22 000 m² dont 4 550 m² d’espaces de répétition et 2 640 m² d’espaces scéniques. L’infrastructure permet à 300 représentations d’avoir lieu chaque année, appréciées par près de 800 000 spectateurs. 

Construit dans le cadre des « Grands Travaux » de François Mitterrand, l’Opéra Bastille incarne la volonté de moderniser et de démocratiser l’art lyrique. Ainsi, le “système Bastille” est très novateur : l’ambition de Carlos Ott a été de rompre avec le modèle traditionnel “en fer à cheval” de l’opéra pour créer un bâtiment original en forme de P et une salle semi-circulaire qui assure une acoustique naturelle et une visibilité optimale. Loin du Palais Garnier, pensé au XIXe siècle comme un lieu hiérarchisé et spectaculaire, avec ses loges et son organisation sociale marquée, à l’Opéra Bastille, l’architecture se veut plus égalitaire : chaque spectateur, quelle que soit sa place, bénéficie d’une bonne visibilité, incarnant un idéal d’opéra accessible à tous.

L’Opéra Bastille vu de l’extérieur
© Vtst

Une “ville dans la ville”

Dans l’ombre des projecteurs, c’est une véritable “ville dans la ville” dans laquelle fourmillent artistes et techniciens. Un dispositif unique permet une grande rapidité dans les changements de scène : en quelques minutes, un ascenseur soulève plusieurs centaines de tonnes de décors sur plus de vingt mètres, ce qui procure à l’Opéra Bastille une organisation quasi-industrielle dans la production de ses spectacles. Techniciens, machinistes, décorateurs, sculpteurs, peintres, couturiers, coiffeurs et bien d’autres métiers cohabitent avec chanteurs, danseurs et musiciens. Tout est conçu sur place : décors, costumes et accessoires, stockés dans des espaces immenses qui accueillent des milliers de tenues et 45 conteneurs de créations scéniques. Selon Michael Dittmann, qui a conçu cette technologie aux côtés de Carlos Ott : « C’est cette proximité entre les ateliers et la scène qui a tout changé ». 

Salle de répétition arrière-scène 1er étage de l’Opéra Bastille
© Vtst

La bande-son

Suivez machinistes et artistes dans les coulisses de l’Opéra Bastille avec une playlist qui pulse au rythme des préparatifs : “La Valse” de Maurice Ravel, frénétique comme les derniers réglages avant le lever de rideau, la célèbre “Chevauchée des Walkyries” extraite de Die Walküre, galvanisante comme l’effervescence en coulisses, ou encore Les Troyens d'Hector Berlioz, premier opéra joué ici en 1990.

Vue depuis le 6e sous-sol sous l’espace scénique de l’Opéra Bastille
© Vtst

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